Blog à part, la chronique matinale d'Alexandre Boussageon sur France Inter revient aujourd'hui sur l'initiative du blog "Presse en colère". A lire et écouter ici :

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vendredi 6 juin 2008
Par Presse en colère le vendredi 6 juin 2008, 15:14 - Sur le Web
Blog à part, la chronique matinale d'Alexandre Boussageon sur France Inter revient aujourd'hui sur l'initiative du blog "Presse en colère". A lire et écouter ici :

jeudi 5 juin 2008
Par Presse en colère le jeudi 5 juin 2008, 14:40 - Contribution
C'est demain que vont être annoncées les modalités de départ dans le cadre du volontariat (ou peut-être devrait-on dire de la résignation). Le journal, ce journal qu'on a tant aimé, en se vidant à nouveau et cette fois de presque un quart de ses effectifs, va à nouveau tourner une page. Peut-être la plus dure à tourner après ces presque 4 années de crises à répétition, de convulsions, de drames et de psychodrames.
La presse écrite, on le sait, va mal. Internet, les gratuits, la baisse de la publicité, le prix du papier, une litanie que l'on connaît. Cela, ce n'est la faute de personne, c'est peut-être juste un peu dommage que les décideurs n'aient pas su le prévoir, l'anticiper, bref, faire leur boulot en amont.
Mais si la presse écrite va mal, le Monde, lui, va encore plus mal. Des années de gestion hasardeuses, de dépenses inconsidérées, de stratégies suicidaires, disent les uns... qui néanmoins étaient déjà là au moment où tout cela se jouait et n'ont jamais tiré la sonnette d'alarme. Des crises de "gouvernance" ensuite, pour reprendre un mot devenu à la mode mais qui ne cache parfois rien d'autre que le choc des ambitions individuelles, des coups de poignards dans le dos, des trahisons d'opérette et le fracas dérisoire des égos. Bref, des mois de schizophrénie, d'espoirs, de rechutes, et peut-être au final, aux yeux de certains parmi les plus Cassandre d'entre nous et du dehors, de lente agonie.
Toujours est-il que ceux qui vont en faire les frais, ce sont les salariés: journalistes surtout, mais aussi correcteurs, informaticiens, infographes, assistantes, standardistes, garçons de bureaux, et j'en oublie forcément...
Aucun de tous ceux-là n'a démérité. Chacun, à la place qu'il occupait, a donné le meilleur de lui-même à ce journal auquel il se sentait appartenir. Chacun a tenu son rôle du mieux qu'il pouvait. Et ce sont eux, tous ces "chacun", qui vont faire les frais de ce gâchis sans nom, de cet amateurisme coupable et triomphant, mais aussi... de cette injustice sans précédent.
Il y a ceux qui vont partir avec, certes, grâce à l'acharnement de nos représentants syndicaux, un peu plus de dédommagement en poche que lors des départs précédents, mais néanmoins pour la plupart cassés, porteurs de plus ou moins d'amertume, de déception voire de rancoeur, certains pour enchaîner sur une retraite bien méritée, d'autres pour mettre fin au supplice ou simplement juste résignés à ne plus continuer d'espérer des lendemains qui chantent.
Il y a ceux qui vont rester, sans savoir a priori ni où ils seront affectés ni comment ils vont réussir à travailler comme quatre, ni même au fond pour quel journal ils vont travailler. Le Monde de demain ? Le papier est-il voué à disparaître comme nous prédisent certains ? Va-t-on aller vers plus d'actu ? Moins d'actu ? Plus de pages ? Moins de pages ? Plus cher ? Moins cher ? Une nouvelle formule ? Le retour à une ancienne formule mais relookée ? Va-t-on rester Boulevard Blanqui ? Déménager ?
Tous les buits courent et leurs contraires le long des couloirs, au gré des rencontres de cafétéria ou de fumoirs et le lendemain c'est le contraire qui est prédit. Car j'imagine qu'à l'extérieur, c'est difficile à croire, mais dans ce grand journal du soir qui il n'y a pas si longtemps était même dit "de référence", hormis quelques "happy few" passés au travers de toutes les gouttes, aucune info véritable ne filtre, seulement des rumeurs... Trois ans à traquer des nouvelles de l'entreprise dans laquelle on travaille dans les pages des concurrents. Radio moquette. Du venin.
Alors voilà, on y est presque. Le silence assourdissant des autres médias devant la "crise" du Monde va pouvoir reprendre. Les lecteurs perdus ou désabonnés vont pouvoir dire "ils l'ont bien cherché". Les aigris et autres allergiques aux médias vont peut-être même pouvoir se fendre d'un "bien fait pour leurs gueules !" Les plus chanceux vont, on le souhaite, pouvoir retomber sur leurs pieds. Les autres tenter de tourner la page et d'oublier. A tous il faut souhaiter bonne chance.
Bref, le Monde va pouvoir se remettre à tourner...
Hélène Viala (journaliste au Monde)
mardi 27 mai 2008
Par Presse en colère le mardi 27 mai 2008, 12:11 - Contribution
Ce blog est né le 15 mai....il a été lu par 352 personnes le premier jour, puis par 318 le deuxième, depuis, il tourne entre 100 et 200 visiteurs en moyenne par jour, ce qui n'est pas si mal pour un bébé.
Mais pour grandir, il a besoin d'être nourri et abreuvé. Or, quand on demande à nos collègues, ils répondent "pas le temps", "je ne sais pas comment faire" ou "avec ce qui se prépare, cela me semble dangereux."
On ne peut rien faire contre le manque de temps. Quant à comment faire, c'est tout simple: on clique sur commentaire ou on envoie un billet par mail à presseencolere@gmail.com. Nous relisons et validons. Ce n'est pas plus compliqué que cela.
L'inquiétude, c'est plus grave. On ne va pas se lancer dans des considérations philosophicosociologiques sur ce que cela signifie, mais c'est une donnée à prendre en compte.
Or, il est très simple de participer sans se faire repérer. Ce blog n'est pas sur lemonde.fr, l'adresse gmail, n'est pas comme son nom l'indique, sur l'intranet.
Bien sûr, nous, nous avons accès aux adresses emails des participants. Mais rien ne les empêche de se créer un compte sur gmail, sur yahoo, ou ailleurs, avec un pseudo. Cela prend une ou deux minutes....
Bon courage à toutes et tous
samedi 24 mai 2008
Par Presse en colère le samedi 24 mai 2008, 11:31 - Edito
Avis à la population ! ou du moins à la rédaction ...les stages organisés cette semaine pour familiariser les journalistes du Monde papier (un peu plus) à Internet ont intéressé la plupart des participants. Ils ont été différents selon les groupes ce qui a demandé aux intervenants une bonne dose de gymnastique mentale.
Ce qui prouve qu'ils ne ressemblent en rien aux habituels formateurs des boîtes spécialisées, ces jeunes gens en chemises à rayures, manches soigneusement retroussées et cravate un tantinet dénouée qui nous prennent pour des dinosaures et n'ont jamais lu un journal sauf bien sûr la presse spécialisée sur Internet.
Francis Pisani connaît bien le journal (voir son blog sur le monde.fr) et Jean Stern est tout aussi journaliste que lui et nous. Ils aiment ce qu'ils font et partagent leurs connaissances avec enthousiasme, youpi. Donc inscrivez-vous, vous ne le regretterez pas. En prime, ça change les idées...
D'autres stages plus techniques suivront.
En attendant, il est plus que temps de réfléchir. Sur son blog, Alain Giraudo, ancien du Monde et surtout du monde.fr écrit:
" N’en déplaise à mes anciens collègues, tout l’argent qui sera dépensé pour tenir à flot le quotidien (autre euphémisme pour dire préserver le confort de la rédaction) sera de l’argent dépensé en vain. L’histoire de la presse imprimée touche à sa fin – investir aujourd’hui dans la presse papier payante c’est comme mettre son argent dans les diligences quand les trains commençaient à rouler. Il est temps de penser et d’agir en terme d’industrie de l’information - une industrie essentiellement dématérialisée dans laquelle les journalistes ne seront plus médias mais cross-médias, c’est-à-dire facilitateurs et jongleurs entre les différents médias."
Des réactions ?
jeudi 22 mai 2008
Par Presse en colère le jeudi 22 mai 2008, 00:04 - Sur le Web
Le blog de la semaine : un conflit vu de l'intérieur
Le journal Le Monde est en crise. C’est dans ce contexte, inédit au sein du quotidien parisien, qu’est née l’envie de créer un blog. On pourrait le qualifier de blog de crise, un genre pas nouveau mais tout de même relativement rare.
(Mercredi 21 mai - Multimédia et caetera)
Les ficelles de l'info (3) : presse et précarité
Voici le texte d'une contribution que j'ai proposée au site www.presseencolere.org (qui l'a acceptée), créé par des employés du Monde pour dénoncer le plan social qui s'annonce dans le quotidien du soir. Plus que jamais, il est temps de s'intéresser à la précarité qui règne dans la presse, et qui est un des aspects les plus frappants à mon sens de la crise qui frappe aujourd'hui les médias.
(Mercredi 21 mai - Pensées d'Outre-politique)
Le futur du "Monde" dans "Libé" et presseencolere.org
(Vendredi 16 mai - crisedanslesmedias.hautetfort.com)
Crise dans les médias est un blog qui s'attache à décrypter les médias français et en particulier la presse écrite. Il traite aussi de l'actualité politique, les blogs, le web, la "décroissance", etc. Ce blog a été ouvert en octobre 2005. Il contient 770 notes et 10305 commentaires avisés.
Presseencolere.org ou Le Monde en blog
(Jeudi 15 mai - marianne2.fr)
Depuis le 1er mai, les journalistes du Monde expriment leurs revendications et leurs états d'âme sur leur propre blog : presseencolere.org. Le blog, nouvelle arme de contestation sociale ?
Du jamais vu depuis 1944. En avril et en mai, trois numéros du Monde ne sont pas parus en kiosque. Le premier mai, entre la CFDT et la CGT, un cortège de journalistes, le visage dissimulé derrière des masques blancs, scandait sa colère à l’égard d’Eric Fottorino.
(Samedi 10 mai - Ledeclic.net)
mercredi 21 mai 2008
Par Presse en colère le mercredi 21 mai 2008, 12:20 - Contribution
Bonjour,
En tant que rédacteur d'un quotidien régional, je ne peux que soutenir "Le Monde", qui est un symbole pour tous les journalistes. Et j'aimerais apporter une contribution sur le thème de la précarité de la presse, qui est largement lié à celui de l'indépendance. OU en tout cas à celui de la qualité et de la fierté de ce métier.
L'indépendance de la presse semble être en effet d'avantage menacée de l'intérieur (plan sociaux, actionnaires proches du pouvoir) que de l'extérieur. La situation de l'AFP, qui est problématique, semble donc moins ennuyeuse que celle du Monde qui privé de nombre de ses collaborateurs, gagnera peut-être autant d'argent mais en faisant du travail de moindre qualité. Ce qui est un comble!
Il est bien là, le drame de la presse quotidienne. Chez nous, la précarité devient de plus en plus la règle. Les CDD s'enchaînent parfois au mépris du droit du travail. Il est comique que certains de nos collègues, qui en sont parfois à leur cinquième ou sixième contrat à durée déterminée d'affilée, aillent couvrir des conflits sociaux sans que cela pose de problème à nos dirigeants qui clament pourtant de grands principes dans leurs éditoriaux. Belle schizophrénie!
Sans compter le problème des stagiaires, ces beaux petits soldats tout droit sortis d'écoles de journalisme, et qui se retrouvent à faire le même travail que les titulaires, pour des indemnités de misère. En réalité, bon nombre de titres de la presse régionale ne s'en sortiraient plus sans ces stagiaires, qui occupent à tour de rôle de postes permanents...
Et puis il y a les diversifications du métier de journaliste, qui font que celui-ci ne peut bien souvent plus prendre le temps d'enquêter sérieusement, voire parfois de recouper. Nous, les rédacteurs, devons maintenant prendre nous-mêmes nos photos, faute de photographes suffisamment nombreux. Nous devons également être secrétaires de rédaction, et "maquetter" nos pages, et corriger les articles de nos collègues. Il nous faut parfois écrire en temps réel des articles pour le site web. Dernière nouveauté : on nous a gentiment doté d'appareils photos numériques dernier cri permettant de réaliser des vidéos sur nos reportages, qu'on pourra ensuite diffuser sur internet pour assurer la course au "buzz"...
Tout cela parce que l'actionnaire du journal, qui pourtant est un groupe de presse et non pas un vendeur d'avions, veut naturellement disposer de marges importantes pour rentabiliser son investissement.
Quand un journal devient un produit comme un autre, il y a un problème. A quand des mécènes à la Robert-Louis Dreyfus, qui financeraient la presse par idéal et altruisme?
le chafouin
Site Web : http://penseespolitiques.over-blog.com

mardi 20 mai 2008
Par Presse en colère le mardi 20 mai 2008, 15:23 - Dans les médias
L'intersyndicale de l'Agence France-Presse (AFP) appelle à un rassemblement mercredi 21 mai à 15heures devant son siège place de la Bourse , Paris pour protester contre «les attaques répétées contre l'AFP manant de hauts responsables politiques français». Dans un communiqué, l'intersyndicale appelle «les personnels des autres médias, et plus largement, tous les citoyens attachés à la liberté de la presse à participer à ce rassemblement, qui se tiendra sous le mot d'ordre suivant: AFP menacée, presse baillonnée, libertés en danger». Le personnel de l'Agence est également invité à participer à une assemblée générale qui se tiendra à 14heures avant le rassemblement.Début mai, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a accusé l'AFP de «censure», lui reprochant de n'avoir pas traité certains des communiqués de son parti relatifs à une condamnation en justice de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal. Quant au porte-parole du gouvernement Luc Chatel, il a parlé de «dysfonctionnements» de la part de l'Agence.Dans un entretien aux Echos lundi, le Pdg de l'AFP Pierre Louette a indiqué que l'AFP n'était «en conflit ni avec l'UMP ni avec aucun autre parti» et s'est inscrit «en faux contre l'idée qu'il existerait une ligne éditoriale de l'Agence», affirmant qu'elle «accomplit son travail selon des principes communs à toutes les agences de presse».Dans son communiqué, l'intersyndicale indique qu'elle proposera d'autres initiatives dans les prochains jours.
Par Presse en colère le mardi 20 mai 2008, 11:38 - Contribution
Les prévisions de suppression de postes au journal Le Monde (129, dont deux tiers pour la rédaction) semblent devoir affecter lourdement le secteur de la culture, et surtout le supplément du Monde des livres, qui est menacé de restriction drastique quant à ses rédacteurs et au nombre de ses pages.
La Maison des écrivains et de la littérature s’alarme de l’érosion dramatique de l’espace consacré au livre et à la littérature. C’est déjà le cas dans les médias audiovisuels, où les critères de marché balaient tout espace critique d’exigence pour la création littéraire : en sera-t-il de même pour la presse écrite; particulièrement pour ce Supplément de portée nationale et internationale ?
Les écrivains, avec eux toute la communauté des professionnels du Livre, ne peuvent que dénoncer la gravité de ce choix, qui s’inscrit dans un contexte d’atteintes sous toutes formes à la littérature et à sa transmission, plus largement à celle de la production intellectuelle et artistique.
Maison des écrivains et de la littérature
Contacts :
Directrice de la Mel : Sylvie Gouttebaron
s.gouttebaron@maison-des-ecrivains.asso.fr
Communication : Lisette Bouvier 01 55 74 01 52
l.bouvier@maison-des-ecrivains.asso.fr
Par Presse en colère le mardi 20 mai 2008, 11:08 - Le Monde
Ca y est, nous y sommes, c’est donc ça la stratégie, supprimer les services « non-stratégiques ».
Vous avez fait le choix de mettre le standard dans cette catégorie et de l’externaliser.
C’est une erreur !
Le journal Le Monde n’est pas un fournisseur d’accès Internet ou un quelconque vendeur de matériels informatiques, il mérite mieux qu’une banale plateforme d’appels délocalisés.
Répondre à nos lecteurs, nécessite une réelle connaissance de notre journal et de sa rédaction (plus de 55% des appels pour la rédac).
Le standard du Monde est une vitrine qui doit rester aussi claire et limpide, que le contenu de notre quotidien.
De plus, ces derniers mois, les personnels de ce service, ont déjà fourni des efforts importants : - Augmentation du temps de travail - Suppression d’une standardiste par jour - Formation et mise en place d’une charte qualité
Ce serait bien mal les récompenser, que d’éliminer purement et simplement leur service, parce que jugé « non-stratégique ».
Par ailleurs, certaines de nos standardistes ont peut être l’âge pour partir dans des conditions acceptables, mais d’autres, en revanche, sont dans des situations extrêmement précaires. Les licencier, serait les pousser vers un naufrage social évident.
Pourquoi ne pas envisager une solution moins radicale, qui consisterait à mixer une partie de notre équipe à celle d’une entreprise extérieure. Ce serait pour nous l’assurance de préserver l’expertise et la qualité de notre standard tout en réduisant son coût. En tant que responsable du standard je ne peux m’associer à cette décision unilatérale, brutale et sans fondement.
Serge Lissonde, Chargé de gestion aux services généraux
lundi 19 mai 2008
Par Presse en colère le lundi 19 mai 2008, 16:00 - Syndicats
Il aura fallu trois jours de grève, deux arrêts de travail et des heures de discussion pour qu’un accord soit signé entre l’intersyndicale du Monde et la direction. Cet accord, approuvé le 14 mai en assemblée générale, ressemble furieusement au protocole proposé par le CE et les experts il y a trois semaines(cf les épisodes précédents). Il permettra un allongement (d’une semaine) de la période d’adhésion au plan de départs volontaires, du 5 au 30 juin, et de meilleures conditions que celles qui étaient prévues. Une antenne d’information sera mise en place ( les cabinets de reclassement sont auditionnés actuellement par les syndicats).
La direction et les syndicats feront
alors « un bilan d’étape » pour évaluer « les économies
réalisées par ces départs au regard de l’objectif de réduction de la masse
salariale. » Dans un deuxième temps, qui s’étalera jusqu’au 30 septembre
2008 au plus tard, seront examinées « les possibilités de reclassement »,
« la réorganisation des services » et « les économies salariales
alternatives. »
Cela évitera, par exemple, aux journalistes sportifs qui préparent l’Euro 2008 puis les J.O. de Pékin d’apprendre _ comme cela avait été prévu _ leur licenciement au début du mois de juillet. Cela vaut également pour les journalistes culture qui passent leur été de festival en festival, le texte indiquant qu’il n’y aura aucun départ contraint en juillet et en août.
En revanche, les départs dits complémentaires interviendront au plus tard le 30 septembre 2008.
Les discussions se poursuivent, les syndicats vont avancer des contre-propositions sur les conditions de départ , l’accompagnement social et les aides diverses qui seront proposées aux salariés qui quitteront le journal volontairement. Ils vont également discuter du cas des pigistes dont certains travaillent pour Le Monde depuis vingt ou trente ans et qui doivent être éligibles au plan de départ volontaire.
jeudi 15 mai 2008
Par Presse en colère le jeudi 15 mai 2008, 10:51 - Contribution
Je viens de visiter le blog presseencolere.org. Au delà de la colère suscitée par la situation dans laquelle se trouvent plongés les personnels du Monde et des autres publications du groupe, l'inquiétude qui s'y exprime s'avère communicative. Certaines tentatives de sauvetage font davantage redouter le naufrage.
Le problème n'est pas de gloser sur les ambitions et les écarts de la précédente direction de Jean-Marie Colombani, ni de mettre en doute la sincérité des intentions de la nouvelle équipe animée par Eric Fottorino, mais de s'interroger sur la pertinence d'une solution qui prétend faire l'économie d'une part aussi substantielle des forces vives du journal. L'histoire récente des grandes entreprises de communication, tout particulièrement en France, finira par se résumer à l'alternance de deux types de plans: quand ils ne peuvent plus soutenir une croissance externe à coup de prêts bancaires, de rachats de titres, de campagnes publicitaires et d'investissements hasardeux, les gestionnaires passent directement à la cure d'austérité, à coups de cessions d'actifs, de réductions d'effectifs et de restrictions dans la production éditoriale, ce qui se traduit dans le cas présent par une charrette de licenciements et une diminution de la pagination.
Vos lecteurs vous savent gré de vous battre, non seulement pour vos emplois, mais aussi pour l'espace réservé à l'information, à la réflexion et à la critique, dans le domaine culturel comme dans les autres champs de la vie publique.
Merci de défendre la haute idée de la presse dont votre quotidien reste malgré tout le vecteur.
Bon courage,
Cordialement, Emmanuel Wallon Professeur à l'Université Paris X-Nanterre
mardi 13 mai 2008
Par Presse en colère le mardi 13 mai 2008, 19:38 - Humeur
C’est comme les rosiers fous à l’orée du printemps : il faut couper les branches. Les mortes et les en-surnombre. Celles qui menacent la vie de l’arbrisseau. C’est dur à dire, c’est dur à faire, mais sans un bon coup de sécateur (regardez chez France-Telecom : c’est pas du bon boulot bien net ?..), la Gardère, pardon la Bérézina, la mort quoi, est assurée ! C’est la loi de la nature, sélection naturelle et tout le saint-frusquin. Le b-a ba du capitalisme expliqué aux enfants. Nous y sommes en plein, dans le capitalisme. Non ? Nous y sommes.
A une autre époque, dans un autre siècle, ça s’appelait les « unter Menschen », les « sous-humains ». Question de nature ou question de degré ? Question de nature ! s’écrient en chœur les modernes missionnaires, qui arpentent les couloirs du Monde. On les reconnaît à leur mine ennuyée. A leur mine d’au-dessus du panier. A leur mine de bras dorés. Ou qui s’imaginent tels. Ils sont plus nombreux qu’on ne pense, les bras dorés, les intouchables – et pas seulement au Monde-SA.
Moi aussi, au printemps, je taille mes rosiers. Il le faut, il le faut même impérieusement si l’on veut que la pousse soit belle. Seulement, les branches que je coupe, il n’y en a qu’une ou deux. Pas cent-vingt-neuf ! Pas quatre-vingt !
Dans notre si beau Monde, il y en a eu, des bras cassés. Souvenez-vous. Celui-ci, à qui on faisait chapeau bas, il y a seulement quelques années, si talentueux n’est-ce pas, respecté, adulé par Le Monde d’en haut et par Le Monde d’en bas, qu’est-il donc devenu ? Il est la trace du temps qui passe. Alors, de grâce : si tel ou telle doit s’en aller, laisser la place, pas la peine d’en rajouter et de l’accabler de gros mots. Demain, ce sera notre tour. Souvenez-vous. De tous ces autres, étoiles filantes ! évanouis, oubliés, sitôt la porte du Monde franchie. Oubliés un peu, beaucoup… C’est normal, c’est la vie. Moi aussi, j’oublie et je taille mes rosiers.
Simplement, Le Monde n’est pas une plante de jardin, ni France-Telecom. Laissons à nos nouveaux patrons, puisqu’ils ont fait le choix de l’être, le soin de tenir eux-mêmes le sécateur. Bras dorés, bras cassés, c’est parfois juste une question de timing. Pour le reste, vive la négociation et vive la bagarre !
Catherine Simon, journaliste, service des reporters
PS : merci à Raphaëlle Bacqué et à Michel Delberghe, qui m’ont aidé à réfléchir.
lundi 12 mai 2008
Par Presse en colère le lundi 12 mai 2008, 20:58 - Sur le Web
Grâce au photographe Marc Chaumeil, présent lors de nombreuses assemblées, manifestations ou réunions, la crise restera en images, que vous pouvez consulter ici :
Par Presse en colère le lundi 12 mai 2008, 14:47 - Humeur
Nous, on l’appelait l’Amiral. Dans le journal, (L’Evénement du Jeudi, ndlr), il signait de son nom, Bernard Veillet-Lavallée. Mais non, avec sa casquette bleue de marin du Guilvinec, ses cigarettes brunes, ses coups de tabac et sa voix rocailleuse, ce ne pouvait qu’être l’Amiral. Tout le monde le désignait par ce surnom affectueux. Nous étions des godelureaux de trente ans. Lui en avait beaucoup plus au compteur. C’était un journaliste comme on en fait plus. Mauvais caractère et main sur le cœur. La gouaille des poulbots qui ne sont plus dupes. Il avait traversé France Soir et le Matin avec l’élégance d’un albatros en plein vol. Les mers agitées, il connaissait.
Un jour, l’Amiral avait sorti sans en faire des tonnes l’histoire du Rainbow Warrior. Il était le premier à révéler que les services secrets français avaient coulé le bateau de Greenpeace. L’affaire a eu le rebondissement que l’on sait. L’Amiral n’a jamais cherché à en tirer la moindre gloriole. Il est passé à autre chose. A un fait-divers de plus, sans doute.
Et puis voilà, il y a eu l’été 1990. Le journal était une incroyable réussite. Mais il ne fallait pas s’endormir sur ses lauriers. Pour remotiver les troupes, JFK (Jean-François Kahn) a convoqué tout le monde à un week-end de réflexion au domaine des Bézards, un endroit improbable au sud de Paris, avec salles de séminaire, bungalows, piscine, tennis, restaurants. Cela démarra comme une vaste fête avec frasques diverses et variées s’achevant, au petit matin, par une bagarre rangée avec les invités d’un mariage voisin, qui n’avaient pas voulu partager le champagne. Le lendemain matin, une partie de la rédaction en chef tenta une sorte de putsch, qui, vu l’état comateux de l’équipe, aboutit à un pschitt absolu. Au repas qui suivit, l’Amiral maugréait dans sa barbe. Ca n’allait pas fort. Il faisait soleil. Les filles étaient en beauté. Le vin pétillait. Il en fallait plus pour gâcher la journée. Alors, il partit… Deux jours plus tard, on a découvert son corps le long d’une voie de chemin de fer. L’Amiral avait décidé de tirer sa révérence. Sans rien dire. En colère.
Nous n’avons jamais compris ce qui s’était passé. Trop de tumulte, trop d’agitation, sans doute. Une vie consacrée au journalisme aux dépens de sa famille, de ses enfants, de ce fils handicapé qu’il protégeait sans jamais le dire. Jamais je n’ai vu un journal pleurer autant un des siens. Ce fut terrible. Et puis, le show must go on. Alors, on reprit le chemin des claviers. Mais quelque chose s’était brisé. Quelques années plus tard, il y eut un dépôt de bilan, un premier plan social, puis un second. Rue Christine, il n’y avait plus de fête après le bouclage depuis bien longtemps.
A chaque fois que je vois des nuages s’amonceler à l’horizon d’un journal, je pense à l’Amiral. Il râlait. Il tempêtait. Il vitupérait. Parfois, il titubait un peu trop. Peu importe. Mais c’était un journaliste en colère, qui aimait les journaux au-delà de tout et surtout ceux qui les font. Que dirait-il aujourd’hui ?
Pourquoi vous parler de l’Amiral aujourd’hui et dans un contexte aussi éloigné ? Parce que la richesse de la presse ne repose que sur la collection de ces individualités qui, jour après jour, semaine après semaine, l’invente avec leurs humeurs, leurs sexes, leurs amours, leurs emportements, leurs passions… L’oublier, c’est comme une seconde mort.
Yann Plougastel
vendredi 9 mai 2008
Par Presse en colère le vendredi 9 mai 2008, 23:20 - Humeur
C’est bizarre les jours de grève. D’abord, il y a plein de rédacteurs qui bossent. Ceux des suppléments (Monde des livres, par exemple) ou Monde 2, mais aussi ceux du quotidien. Parce qu’avec nos horaires, c’est compliqué. On boucle le journal du jour (daté du lendemain) à 10 H 30 et on enchaine sur le suivant. Donc, c’est la veille, l’après-midi qu’il aurait fallu cesser de travailler mais trop tard ! Et puis, on a toujours des fers au feu.
J’ai déjà dit qu’on n’avait pas l’habitude. Certains croyaient qu’il fallait un préavis, mais nous ne sommes pas un service public : il suffit de déposer la motion à la direction. Comme nous sommes des grévistes novices, certes, mais aussi honnêtes et consciencieux, on ne savait pas non plus comment se déclarer gréviste. La DRH nous a fourni la solution, on aurait dû s’en douter (par mail ) puisque ça se retrouve sur le bulletin de salaire. En revanche, si on débraye trois heures, on est payés. C’est un métier !
Mais le pire de tout ça, c’est qu’il n’y a pas de journal. Et un jour sans journal, c’est dur. Si nous en sommes tous un rouage, nous en sommes aussi les premiers lecteurs et les premiers critiques. On lit, on commente, on râle, on se réjouit, ça dépend des jours et des papiers. Déjà quand il arrive en retard, on s’inquiète : « Y a pas le journal ? ». Alors, pas de journal du tout, c’est vraiment bizarre.
Profitant d'un jour de grève, je lis les quelque 380 commentaires (au vendredi 9 mai) des lecteurs du Monde.fr sur l'article relatant toute la crise dans le groupe depuis le 4 avril. On peut les classer en trois catégories:
1) bien fait pour vous, 2) c'est moche mais tout le monde a ses problèmes, 3) continuez à vous battre.
Je suis assez d'accord avec tous.
1) on a collectivement failli, on n'a pas su s'adapter, on commet plus d'erreurs factuelles, voire de français...quelques éléments de réponse: il y a moins de correcteurs, moins de journalistes, moins de personnel (734 en 2003 à la Société éditrice du monde, la SEM, seule touchée aujourd'hui par les licenciements, 584 en 2007), moins de temps (le journal sort plus tôt, 13 heures à Paris au lieu de 17 heures il y a quelques années).
2) La conjoncture: le chômage baisse, les licenciements continuent. La presse quotidienne nationale va mal, moins de pub, moins de lecteurs (qui ont eux aussi moins de temps), plus de coûts. La diffusion totale payée du Monde en 2003 était de 345 231 exemplaires par jour, 316 851 en 2007 (en baisse de 8,2%). La pub a chuté de 11,3%. Les résultats financiers ont baissé de 4,6%.
Mais il faut compter aussi les erreurs de gestion avec au premier chef un loyer invraisemblable (passé de 4,3 millions en 2003 à 8,7 millions en 2007, soit une hausse de 102,3%) dans un immeuble pharaonique. Ce loyer est supérieur de 50% aux prix du marché, donc impossible de trouver un remplaçant. Et un bail de douze ans nous mène jusqu'en 2016. Rappelons que la direction actuelle veut aboutir à une diminution de la masse salariale de 9,4 millions d'euros.
3) à ceux là, merci. Merci à ceux qui sont prêts à payer plus cher, merci à ceux qui s'approprient leur journal, notre journal, merci à ceux qui nous défendent (vigoureusement) contre d'autres plus acides.
Merci, on va faire de notre mieux pour leur donner raison.
Martine Silber, rédactrice culture
jeudi 8 mai 2008
Par Presse en colère le jeudi 8 mai 2008, 19:13 - Sur le Web
Une selection d'articles concernant la crise au Monde (mai 2008) :
Schweitzer attise le conflit au «Monde»
(mercredi 7 mai 2008 - Libération)
(mardi 6 mai 2008 - Libération)
« Le Monde » dans la tourmente
(lundi 5 mai - Bakchich.info)
La Société des Rédacteurs du « Monde » sort de sa réserve
(vendredi 2 mai - Bakchich.info)
Lagardère se voit en maître du « Monde »
(jeudi 1er mai - Bakchich.info)
mercredi 7 mai 2008
Par Presse en colère le mercredi 7 mai 2008, 18:53 - Le Monde
Que Le Monde soit touché par un plan de sauvegarde de l’emploi n’a rien d’étonnant, en tous cas pour ses salariés. On l’attendait depuis des mois. La situation est difficile et nous le savons (page Focus à paraître dans le daté 9/5). Mais lorsque le plan de redressement est annoncé au Conseil de surveillance le 4 avril, un vendredi soir, comme par hasard, on est sidérés. Les membres du Comité d’entreprise sont décomposés, certains ont les larmes aux yeux. « C’est bien pire que tout ce que l’on pouvait imaginer », cette phrase va revenir malheureusement au fil des jours. Des départs , il y en a déjà eu et beaucoup. Le précédent plan date de 2004. Mais le chiffre est impressionnant : 130 sur 564, dont 2/3 de journalistes et ¼ d’ administratifs. (qui deviendront 129 après le départ d’une journaliste). La méthode aussi : il n’y a encore jamais eu au Monde de départs contraints. En outre, la cession d’une partie des magazines provoque un profond malaise.
La première Assemblée Générale, le mardi 8 avril, (http://www.lesechos.fr/info/comm/300255818.htm) rassemble beaucoup de monde. On sait que certains services comme les sports, rendez vous ou la culture vont être littéralement décimés. Non seulement en nombre de journalistes (jusqu’à la moitié des effectifs) mais en nombre de pages. Mais toutes les rubriques du journal sont concernées. En outre, l’informatique, le standard, la documentation, les services commerciaux sont touchés, tous indispensables pour faire un journal. La direction souhaite 1000 pages en moins par an, soit 3 pages par jour. La grève immédiate est votée, une grève « historique ». Une décision difficile pour beaucoup de rédacteurs. Notre métier est d’informer et ne pas pouvoir le faire nous pèse. Le vote se fait à mains levées, ce qui nous sera reproché par la direction, mais tout bêtement, on n’a pas l’habitude. Il n’y a jamais eu de grève au journal pour des motifs internes. La grève est décidée pour le 14 avril, à la veille du CE extraordinaire. http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/320998.FR.php
Le vote sur la suivante, le 17 avril,
se fera à bulletins secrets. On a l’habitude de voter pour les élections à la
Société des Rédacteurs, la Société des Cadres et la Société des Employés ou
pour les élections syndicales, donc on s’organise très vite, on a les listings,
les urnes. Ceux qui sont en reportage, en vacances, les pigistes, les
correspondants en province ou à l’étranger peuvent voter par mail (on refuse
les sms). Dans chaque service, on leur téléphone et on leur explique la
procédure à suivre. C’est l’effervescence. Les « bureaux » restent
ouverts de 12 h à 14 h 30. La grève sera votée à 83%. L’après midi, les
salariés se retrouvent devant le journal (heureusement, il fait beau), et 129
d’entre eux, portant des tee-shirts blancs numérotés de 1 à 129 et des masques
blancs s’allongent devant le journal. On est nous-mêmes surpris du nombre que
cela fait quand on le voit ainsi, physiquement !
http://latelelibre.fr/index.php/2008/04/le-monde-en-greve/
Malheureusement, on est face à un mur, ce qui est aussi une nouveauté et contraire à la culture de la maison. On propose un « accord de méthode » préparé par nos experts pour essayer de gagner du temps afin de rechercher d’autres solutions, que les experts puissent s’informer, examiner les comptes, etc. Le texte sera refait sept fois, pour aboutir au bout de dix jours de va-et-vient à un « non » pur et dur du directeur des ressources humaines et du secrétaire général du journal. Ni Eric Fottorino, le président du directoire qui vient pourtant de notre rédaction, ni le directeur général, ni Denis Guiraud, n’ont reçu les délégations. On a l’impression de s’être fait balader. D’autant que pendant ce temps là les délais courent et que les négociations ne peuvent pas commencer.
Les AG continuent, certains ont
recommencé à fumer, d’autres comparent leurs antidépresseurs, il y a aussi les
veinard(e)s qui ont perdu du poids. Un « débrayage » est décidé pour
le vendredi 25 avril entre 9 heures et 11 heures, ce qui retarde la sortie du
journal et pénalise la sortie du Monde 2, du supplément télé et des produits
plus. Beaucoup à la rédaction vont contester ce moyen d’action, le trouvant
trop tiède, préférant soit la grève, soit rien. Le journal sort en retard.
Le mouvement ne faiblit pas mais avec les vacances de Pâques, les AG font moins le plein. Il est décidé de ne rien faire en attendant les retours car on ne peut décider sans que tout le monde puisse participer. En revanche, on profite du 1er mai pour aller défiler. Le mardi 29 avril, il faut faire fabriquer en catastrophe une banderole et surtout écrire et faire imprimer un petit 4 pages que nous distribuerons pendant la manifestation. Deux commissions s’y collent, maquette, textes, illustrations sont préparés et la manifestation, lieu de rendez-vous, mots d’ordre, transport du matos, etc. sont décidés. Miracle, cela fonctionne. Le mardi soir, notre petit journal est envoyé à une imprimerie. Heureusement, qu’on sait faire vite !
Le jeudi, on défile, on
distribue. Nos tracts de quatre pages partent comme des petits pains, on n’a
pas besoin de les distribuer, on nous les demande. (Tract de 4 pages "Le Monde en
lutte"). Au retour, il n’y en a pas un seul par terre et on voit les gens
les lire dans le métro. Ce n’est pas grand chose, mais cela nous fait plaisir.
Autant que les gestes de soutien que l’on a eus, « bon courage »,
« ne vous laissez pas faire », « on a besoin de vous » nous ont
mis aussi un peu de baume au cœur.
La grève est décidée de nouveau au retour des vacanciers, le 6 mai, à bulletins secrets et à 63%.
Martine Silber (rédactrice au service culture)
samedi 3 mai 2008
Par Presse en colère le samedi 3 mai 2008, 19:43 - Sur le Web
Une selection d'articles concernant la crise au Monde (avril 2008) :
La grève au Monde : durcissement ou sortie de crise?
(mercredi 30 avril 2008 - Marianne2.fr)
France : La grève continue au journal Le Monde
(lundi 21 avril - WSWS.org)
(dimanche 20 avril - Le JDD)
Le ménage au “Monde”! Et après?
(samedi 19 avril - chienecrase.com)
France : les journalistes du quotidien Le Monde en grève
(samedi 19 avril - WSWS.org)
Au «Monde», grand ménage à tous les étages
(mercredi16 avril 2008 - Libération)
(mardi15 avril 2008 - Libération)
LeMonde.fr solidaire du mouvement de grève
(lundi 14 avril 2008 - Neteco.com)
(lundi 14 avril 2008 - Libération)
Au Monde, «on n'arrive plus à faire confiance»
(lundi 14 avril 2008 - Libération)
(lundi 14 avril 2008 - Le Monde Diplomatique)
Le Monde : grève historique lundi contre le plan de redressement
(jeudi 8 mai - Les Echos)
Minc, le mauvais génie bolchévique
(lundi 11 février - Bakchich.info)
jeudi 1 mai 2008
Par Presse en colère le jeudi 1 mai 2008, 15:04 - Edito

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