Le Net et nous
Par Presse en colère le samedi 24 mai 2008, 11:31 - Edito - Lien permanent
Avis à la population ! ou du moins à la rédaction ...les stages organisés cette semaine pour familiariser les journalistes du Monde papier (un peu plus) à Internet ont intéressé la plupart des participants. Ils ont été différents selon les groupes ce qui a demandé aux intervenants une bonne dose de gymnastique mentale.
Ce qui prouve qu'ils ne ressemblent en rien aux habituels formateurs des boîtes spécialisées, ces jeunes gens en chemises à rayures, manches soigneusement retroussées et cravate un tantinet dénouée qui nous prennent pour des dinosaures et n'ont jamais lu un journal sauf bien sûr la presse spécialisée sur Internet.
Francis Pisani connaît bien le journal (voir son blog sur le monde.fr) et Jean Stern est tout aussi journaliste que lui et nous. Ils aiment ce qu'ils font et partagent leurs connaissances avec enthousiasme, youpi. Donc inscrivez-vous, vous ne le regretterez pas. En prime, ça change les idées...
D'autres stages plus techniques suivront.
En attendant, il est plus que temps de réfléchir. Sur son blog, Alain Giraudo, ancien du Monde et surtout du monde.fr écrit:
" N’en déplaise à mes anciens collègues, tout l’argent qui sera dépensé pour tenir à flot le quotidien (autre euphémisme pour dire préserver le confort de la rédaction) sera de l’argent dépensé en vain. L’histoire de la presse imprimée touche à sa fin – investir aujourd’hui dans la presse papier payante c’est comme mettre son argent dans les diligences quand les trains commençaient à rouler. Il est temps de penser et d’agir en terme d’industrie de l’information - une industrie essentiellement dématérialisée dans laquelle les journalistes ne seront plus médias mais cross-médias, c’est-à-dire facilitateurs et jongleurs entre les différents médias."
Des réactions ?
Commentaires
cela fait quelques années que je lis votre journal -papier comme électronique- .
Lire le journal sur papier m'est plus confortable que sur ordi, surtout pour les articles de fond. Si une complémentarité entre le site et le journal papier me parait nécessaire, parier pour la disparition de celui-ci me semble hasardeux.
Les journalistes professionnels sont irremplaçables lorsqu'ils mettent en perspective les informations et permettent à nous, lecteurs, d'essayer de comprendre un monde de plus en plus complexe. Et la lecture sur un écran d'ordinateur d'informations successives, chronologiques et en perpétuel renouvèlement n'est pas suffisante à notre besoin de compréhension de l'actualité.
bon courage à vous.
Ce serait regrettable qu'un journal papier comme Le Monde disparaisse, la version en ligne permet de zapper les articles et suivre chaque jour ceux que l'on souhaite, mais je ne pourrai me passer de la version papier, qui, m'est indispensable pour lire les dossiers spécifiques, comme le signale M.Falcou, il est difficile de tenir plus de deux heures de lecture en ligne, sans avoir un mal de crâne.
Les deux sont complémentaires et indispensables, je pense qu'isl touchent plus de catégories de lecteurs. S'affranchir de la version papier est suicidaire et je prévois la mort du journal en question rapidement.
Je ne comprends pas qu'avec les recettes publicitaires que rapportent les pop up envahissantes et toutes autres encarts publicitaires ne soit pas utilisé pour garantir vos emplois, vrai que je ne suis pas libérale c'est peut être pour celà
Effectivement, l'amour du net ne doit pas faire bruler les étapes. Je préfère lire Le Monde dans le métro qu'ouvrir un ordinateur...cela dit, sur le fond, il serait bien effectivement d'investir dans Le Monde.fr dont la lecture laisse parfois sur sa faim. Mais comment Le Monde qui est criblé de dettes nous dit-on pourrait-il le faire? Si mes informations sont bonnes le monde.fr est une filiale détenue pour moitié par le groupe Lagardère. Ne pourrait-on donc envisager que chacun participe selon ce qu'il peut faire: que Le Monde envoie une partie de sa rédaction (confortable) sur le monde.fr qu'il ferait profiter de sa force de travail et de ses compétences et que le groupe Lagardère investisse financièrement?
Effectivement, l'amour du net ne doit pas faire bruler les étapes. Je préfère lire Le Monde dans le métro qu'ouvrir un ordinateur...cela dit, sur le fond, il serait bien effectivement d'investir dans Le Monde.fr dont la lecture laisse parfois sur sa faim. Mais comment Le Monde qui est criblé de dettes nous dit-on pourrait-il le faire? Si mes informations sont bonnes le monde.fr est une filiale détenue pour moitié par le groupe Lagardère. Ne pourrait-on donc envisager que chacun participe selon ce qu'il peut faire: que Le Monde envoie une partie de sa rédaction (confortable) sur le monde.fr qu'il ferait profiter de sa force de travail et de ses compétences et que le groupe Lagardère investisse financièrement?