Chape de blues à tous les étages. Bouffées de colère aussi. Ni les assemblées générales, ni les grèves, ni les discussions de couloir ne suffisent à nos envies d'orage. Alors blogons ! Résistons ! Secrétaires et journalistes, coursiers, informaticiens, documentalistes et éditeurs, gens de plume ou gens d'image, ce blog est à nous !

Le Monde n'est pas (seulement) une « boîte », vouée à la casse sociale. C'est un vieux et beau journal, un morceau de patrimoine, un outil de la vie démocratique, le seul qui a pu jusqu'à présent conserver son indépendance, jusqu'à quand ?...
A chacun de le défendre. Soyons drôles - et méchants -, si le coeur nous en dit. Signons de notre nom ou restons anonymes : à chacun de décider. Seuls comportements proscrits : l'injure ad hominem et la diffamation. et nous y veillerons.
Espace d'expression, ce blog souhaite être aussi un lieu d'échange et de mémoire. Echange avec les lecteurs, que nos séismes internes ont laissés en rade : ce blog est aussi pour vous ! Pour vous informer de ce qui se passe, mais aussi pour recueillir votre opinion et recevoir, qui sait ? vos encouragements, vos voeux, l'expression d'une solidarité. Echange encore avec les « anciens » du Monde, qui en ont la mémoire - ou, du moins, une partie - et dont les avis peuvent être d'une aide précieuse : ce blog est aussi pour vous ! Enfin, et peut-être surtout, ce blog se veut un lien avec tous les autres salariés de la presse écrite, eux aussi menacés. Eux aussi en colère ?
Et ailleurs,
Cette crise ne touche pas que Le Monde, toute la presse écrite est menacée, des plans de licenciements ont lieu - ou ont eu lieu - aux Echos, au Figaro, à Libération. A qui le tour ? Ce ne sont pas seulement des journalistes ou des métiers de la presse qui vont passer à la moulinette, c'est aussi le droit citoyen à l'information. On va demander aux journalistes qui resteront dans tous ces titres d'être disponibles sur tous les fronts et d'obéir au doigt et à l'oeil à leurs dirigeants, sous peine d'être jetés à leur tour. Les articles seront bientôt réécrits et modifiés sans que les auteurs en soient informés ...
La liberté de la presse est en danger.
A tous, bienvenue.